Portrait de stagiaire: Bénédicte Hoen

Bénédicte Hoen, 51 ans, de Liège.

Multiples formations en communication, dont CNV et PNL, gestion mentale, sophrologie, thérapeute en psychomotricité et accompagnement parental, travail avec le réseau, formatrice…

Pourquoi as-tu souhaité suivre la formation d’éco-conseiller à l’Institut Eco-Conseil ?

 Au cours de mon périple, j’ai toujours eu à cœur le bien-être des personnes tout autant que la possibilité qu’elles conscientisent leur pouvoir d’agir.

Mon expérience de thérapeute en psychomotricité m’a permis de travailler avec et pour l’individu. Cela m’a également fait mesurer à quel point le type de structure dans laquelle l’individu évolue influe puissamment sur ces paramètres. Or, le bonheur de la personne est fonction de la bonne santé de l’organisation pour laquelle elle travaille. L’un va de pair avec l’autre.

J’ai donc commencé à m’intéresser aux modes de gouvernance qui favorisent à tous niveaux l’autogestion et la coopération, tout autant qu’aux innovations en matière de modèle économique. J’aime particulièrement l’approche de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération qui se met au service de l’humain et de la nature en s’appuyant sur des ressources immatérielles potentiellement infinies et non plus sur des ressources matérielles en quantité limitée. Elle s’intéresse également aux dynamiques territoriales propres à générer une dynamique « de vie » au niveau local.

L’éco-conseil est une approche systémique qui s’appuie sur les piliers du développement durable et porte des valeurs qui me sont chères : aller vers plus d’équité et de justice sociale, une répartition plus large du pouvoir et une autre façon de penser l’économie dans le respect de la planète. Je me suis particulièrement retrouvée dans les six rôles de l’éco-conseiller : gérer des projets « durables » en prenant en compte la complexité des systèmes qu’ils touchent tout en favorisant la démocratie et la participation ; savoir se remettre en question, apprendre de toute situation, réajuster le tir, promouvoir l’intelligence collective et la dynamique de réseau ; s’adapter à ses publics, communiquer de façon pertinente… Le tout pour accompagner un changement vers un mieux ! C’est ce qui m’a fait choisir l’éco-conseil.

Bénédicte est actuellement en stage au Préhistomuseum de Flémalle.

Pourquoi as-tu choisi de réaliser ton stage au sein de cette structure ?  

J’ai tout d’abord été séduite par leur toute belle raison d’être « Le Préhistomuseum est une expérience de Pop Archéologie. Il cherche à rendre le patrimoine culturel accessible, compréhensible et utile à tous en interrogeant le passé de manière systémique, pour mieux comprendre notre présent et réfléchir au futur de l’humanité… ». Ensuite, cette entreprise muséale d’une 60aine de personnes est actuellement en transition vers un mode de management par l’holacratie et a pour objectif de participer activement au développement local en menant une réflexion pour que ses actions soient viables, vivables et équitables. Il n’en fallait pas moins pour que je m’y plonge corps et âme !

Quelle y est ta mission en tant que stagiaire éco-conseillère et comment t’y prends-tu concrètement pour la réaliser?

L’IEC nous invite à négocier notre mandat de stage avec l’organisme qui nous accueille. Son élaboration nait d’une triple rencontre : celles du lieu de stage, de l’IEC et de nos propres désirs. Je suis ainsi partie dans cette quête avec la demande initiale du Préhistomuseum : introduire un « réflexe d’économie circulaire » dans la façon de gérer les projets. Par ailleurs et en raison de mon intérêt pour les « nouveaux » modes de gouvernance, j’avais négocié de pouvoir jouer un rôle quant à l’holacratie.

Je crois en la politique des petits pas, celle qui veut que l’on travaille le terrain avant de planter la graine… Je crois aussi en la force d’une « vraie » relation entre les personnes, c’est la raison pour laquelle j’ai pris du temps pour les rencontrer, m’intéresser à elles, à ce qu’elles font, à leurs idées et leurs enthousiasmes, et aussi à leurs doutes, aux difficultés qu’elles vivent sur le terrain. Ces rencontres étaient aussi une opportunité pour moi de récolter de l’information sur les sujets qui concernaient mon stage, leur vibration à ces questions et le moyen de leur offrir un angle de vue qui leur soit pertinent et utile. Je souhaitais avoir une compréhension suffisante du Préhistomuseum, sa raison d’être, son fonctionnement, son personnel, l’ambiance qui y règne… Je voulais pouvoir trouver un rôle à jouer qui leur soit utile. Je souhaitais avoir une compréhension fine de leurs besoins et identifier des leviers pertinents. C’est sur cette base que j’ai élaboré mon cahier des charges.

Nous nous sommes ainsi mis d’accord sur deux grands objectifs. Le premier a consisté à impulser l’implémentation de l’holacratie, le second a été de faire une analyse de l’impact de l’activité silex à tous les niveaux afin d’identifier les fondamentaux d’une gestion « durable » des projets et les leviers pour réviser ou développer de nouvelles approches. Mon action pourrait se résumer à : connaissance du terrain, appropriation des savoirs nécessaires à mes missions, identification des besoins, définir et phaser les projets en coopération avec les personnes concernées et/ou intéressées, donner de l’information , former , fédérer les personnes et les énergies, créer des outils, imaginer et mettre en œuvre des dispositifs d’intelligence collective… La grande force des éco-conseillers est leur réseau très riche en ressources diversifiées et auquel j’ai pu faire appel à plusieurs reprises.

Les stagiaires éco-conseillers expérimentent généralement très vite le réseautage durant leur formation et particulièrement leur stage. Souhaites-tu profiter de l’occasion pour solliciter un petit coup de pouce dans le cadre de ton stage ?

Je serais intéressée à rencontrer ceux d’entre vous qui d’une façon ou d’une autre, en mettant l’humain au centre de leurs préoccupations, sont intéressés par les nouveaux modes de gouvernance et le prototypage de modèle économiques durables et innovants, en vue d’un échange d’expérience ou d’un accompagnement pour aller en ce sens

Pour contacter Bénédicte : ben.hoen@outlook.be

 

                                

L’institut Eco-Conseil est soutenu par la Région Wallonne, le Forem et la Région de Bruxelles-Capitale

Logos subsidiants

Scroll to top